A la cime des doigts.

A la cime des doigts.
Mon c½ur comme une boîte à musique sillonne les soupirs du rossignol
Chutant du leurre exquis, douce symphonie de vérité est vent de paroles
Où s'inspirent mes délires arithmétiques où je m'égare dans la logique
Mais raison n'est qu'un pied dans l'abysse de mes abîmes, didactique
Je meurs des mots dans un macadam fleuri de mes craintes dépeintes
Carrousel des places pavées de nos torts aux heures définies je suis feinte
Des lèvres sucrées dégustant mon décor alors que je pleure le restant
De mes souvenirs qui s'effilent dans le courant comme venin insignifiant
Je me presse de vivre, défis où je m'entends au sein d'un rayon de lune
Scintiller comme la comète qui se consume sous les yeux des enclumes
L'ariette des zibelines glisse sur la soie blanche pendant que gèlent
Mes gouttes et incertitudes, la troïka les emmènera sans que neigent
Les cristallines clés de ces pas rythmés par tes fils, amant de délices
Il arrive que je m'immisce dans les préludes d'un meurtre, où destructrice
L'envie du cri qui dessine des contours psychotiques à mes nuits lassantes
Brisée de n'être retenue au précipice du songe noir où je m'impatiente
De n'y trouver une plume de tes ailes jetée au vent comme pour indice
Comme pour me pousser à trouver la dernière poupée déboîtée des risques
Être voilée au monde, tant à se retrancher dans le mutisme des ombres
Je suis l'opale discorde qui ne s'incline devant les trésors de la pénombre
Que le rossignol sans plume se meurt alors, car dans mes yeux s'élèvera
Toujours le rire dépareillé de notre amour entremêlé à la lueur des pas.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:49

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:45

Tu vomissais des fleurs fânées.

Tu vomissais des fleurs fânées.
Se fanent les pétales qui enrobent ton c½ur
Quand pâle s'offre une demi lune qui meurt
A ton sourire demeure le blâme d'une étoile
Qui va choir d'un soupir dans une noire rafale

Dissimuler les orages vers la foule, piège
Les si jamais entre les cartilages d'espiègles
S'oublient les reines qui piquent les heures
Les plis des peines indiquent les rêveurs.

Dans un désastre la Lune se désengagea
Du creux de tes astres l'une te donna
La clé d'un hélianthe, v½u à ton désert
Ajouta une expédiente, un secret se perd

Le vide piétina les trêves d'une blême lueur
Main soulève tes dilemmes, guide des peurs
S'éclipse les fausses mélodies de l'amertume
L'indice dénonce les corps qui se consument

Flammes d'une bacchanale destruction, festin
D'une avide passion qui clame que le rien
Ne nous appartient, alors que s'enivrent
Ces démons nés dans la chair des dérives

Dans mon nid d'écume tout m'emporte
Vis-je longtemps une habitude à ta porte
Plume virevolte autour des sangs mots
La fin soudaine dans le fusain des maux.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 12:20

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 17:41