No other Sun has lightened up my heaven.

No other Sun has lightened up my heaven.
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 05:08

A la cime des doigts.

A la cime des doigts.
Mon c½ur comme une boîte à musique sillonne les soupirs du rossignol
Chutant du leurre exquis, douce symphonie de vérité est vent de paroles
Où s'inspirent mes délires arithmétiques où je m'égare dans la logique
Mais raison n'est qu'un pied dans l'abysse de mes abîmes, didactique
Je meurs des mots dans un macadam fleuri de mes craintes dépeintes
Carrousel des places pavées de nos torts aux heures définies je suis feinte
Des lèvres sucrées dégustant mon décor alors que je pleure le restant
De mes souvenirs qui s'effilent dans le courant comme venin insignifiant
Je me presse de vivre, défis où je m'entends au sein d'un rayon de lune
Scintiller comme la comète qui se consume sous les yeux des enclumes
L'ariette des zibelines glisse sur la soie blanche pendant que gèlent
Mes gouttes et incertitudes, la troïka les emmènera sans que neigent
Les cristallines clés de ces pas rythmés par tes fils, amant de délices
Il arrive que je m'immisce dans les préludes d'un meurtre, où destructrice
L'envie du cri qui dessine des contours psychotiques à mes nuits lassantes
Brisée de n'être retenue au précipice du songe noir où je m'impatiente
De n'y trouver une plume de tes ailes jetée au vent comme pour indice
Comme pour me pousser à trouver la dernière poupée déboîtée des risques
Être voilée au monde, tant à se retrancher dans le mutisme des ombres
Je suis l'opale discorde qui ne s'incline devant les trésors de la pénombre
Que le rossignol sans plume se meurt alors, car dans mes yeux s'élèvera
Toujours le rire dépareillé de notre amour entremêlé à la lueur des pas.

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:49

# Posté le vendredi 16 octobre 2009 17:45

Tu vomissais des fleurs fânées.

Tu vomissais des fleurs fânées.
Se fanent les pétales qui enrobent ton c½ur
Quand pâle s'offre une demi lune qui meurt
A ton sourire demeure le blâme d'une étoile
Qui va choir d'un soupir dans une noire rafale

Dissimuler les orages vers la foule, piège
Les si jamais entre les cartilages d'espiègles
S'oublient les reines qui piquent les heures
Les plis des peines indiquent les rêveurs.

Dans un désastre la Lune se désengagea
Du creux de tes astres l'une te donna
La clé d'un hélianthe, v½u à ton désert
Ajouta une expédiente, un secret se perd

Le vide piétina les trêves d'une blême lueur
Main soulève tes dilemmes, guide des peurs
S'éclipse les fausses mélodies de l'amertume
L'indice dénonce les corps qui se consument

Flammes d'une bacchanale destruction, festin
D'une avide passion qui clame que le rien
Ne nous appartient, alors que s'enivrent
Ces démons nés dans la chair des dérives

Dans mon nid d'écume tout m'emporte
Vis-je longtemps une habitude à ta porte
Plume virevolte autour des sangs mots
La fin soudaine dans le fusain des maux.

# Posté le mardi 22 septembre 2009 12:20

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 17:41

Mes nuits sonnantes.

Mes nuits sonnantes.
modèle : Charlie.
Toutes les dernières photos ici.


Je ne sais pas, je ne saurai jamais
Qui hurle dans les valses tourmentées
A l'aurore de ces contes, laissant
La trace de ses soupirs dans les champs.

Bataille sans armure, ni sentiments,
Résonne dans les désirs du vent
Alors il se brise contre les falaises
Je ne sais pas, ses murmures pèsent

Je ne sais pas, je ne saurai jamais
Qui jure dans les chasses inachevées
Or je devine sans honte qu'il a cru
Aux c½urs sans serrure, si déçus

Détails d'un déserteur, ce pilleur
Frissonne dans la cage de ses peurs
Dehors il est emporté par le courant
Je ne sais pas, son silence m'entend

Je ne sais pas, je ne saurai jamais
Qui j'oublie dans mes valses enchantées
Sur l'eau dort ce démon d'autrefois
Les rouages ne se remonteront pas.


# Posté le mardi 11 août 2009 06:20

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:09

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde Chuchote : Souviens-toi !

Trois mille six cents fois par heure, la Seconde Chuchote : Souviens-toi !

Photographie : Manon.

A l'encre des filles mortes s'écrivent
les pages de pantins avortés tôt de
leurs brindilles d'étincelles et les
craquements d'alouette incendient
le silence monochrome des toiles
inachevées et des tableaux radeaux
d'infortune se cognant à l'écume
prochaines frontières de ton océan
oculaire libère les maux les oi-
seaux des cages d'os aux mains
de fer libèrent les géants de plu-
mes qui valsent dans les rouages
de tes peurs le vent du soir secoue
la poussière du verre qui dort
embrasse l'aurore en soufflant
sur l'arpège des plus doux que
demain songe à l'éclat douteux
de l'intensité des regards pluvieux
avec la complicité des miroirs brisés
et à la mort instantanée des visages
déchirement de paysage soucieux.

# Posté le mardi 30 juin 2009 13:54

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:09

Mes doigts dans les noeuds

Mes doigts dans les noeuds
Dis-moi que les morts ne sont que le fruit de notre imagination. Ton oreille sur ma poitrine, fais du silence au sang fusain qui ruisselle de mes yeux et qui tambourine au rythme de tes pas. Ma robe bleue n'est que lambeaux de ton ciel, les oiseaux électriques glissent sur tes phalanges et les étincelles s'invitent au gré de sourires. Je n'ai jamais perdu le fil de mes mots, même suspendue dans le vide : j'avais le dos courbé sous la plume du temps, affligée par la raison. J'ai tout perdu, la folie m'éparpille. Mais j'ai des mains qui m'induisent dans la vérité, qui m'utilisent pour aimer et qui brisent les côtes de géants.
Sens-tu le sang fusain qui veut te redonner la vie ?



# Posté le mardi 19 mai 2009 06:39

Modifié le samedi 14 novembre 2009 05:12